Brest occupe la pointe du Finistère, exposée aux dépressions atlantiques sans écran naturel. La station météo de Brest-Guipavas enregistre Météo-France 1 174 mm de précipitations par an et environ 130 jours de pluie. Cette humidité persistante fragilise les systèmes racinaires, surtout sur les sols argileux du secteur Penfeld ou de Lambézellec.
La tempête Ciaran, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023, en a donné la mesure : selon l'Office National des Forêts (ONF), entre 100 000 et 200 000 arbres ont été arrachés ou tombés au sol en Bretagne sur un axe passant par le Finistère. Dans Brest Métropole, les arbres de jardins et de rues ont subi les mêmes contraintes. Chablis, branches tombées sur toiture, arbres déracinés contre une clôture : chaque épisode de vent génère des situations qui demandent une réponse rapide. Dans ces cas, l'urgence ne se limite pas à enlever du bois au sol : il faut d'abord stabiliser ce qui peut encore bouger, fermer l'accès aux piétons, vérifier les tensions dans les branches et choisir une coupe qui ne déclenche pas une seconde rupture. Sur les parcelles brestoises souvent étroites, notamment à Saint-Marc, Recouvrance ou Lambézellec, une mauvaise traction peut déplacer le tronc vers une façade ou une clôture. L'intervention d'urgence sert donc à supprimer le danger immédiat, puis à remettre le terrain en circulation sans créer de dégât supplémentaire.